KING GIZZARD & THE LIZARD WIZARD - I'M IN YOUR MIND FUZZ (2014)

A fond ...
Des cramés, des vrais … Dotés du nom de groupe le plus improbable depuis … Zodiac Mindwarp &The Love Reaction au moins. Les King Gizzard sont une famille nombreuse de déjantés (sept, dont deux batteurs, just like l’Airplane, l’Allman Bros, et dans leur cas, surtout les Warlocks, deux ou trois guitaristes et un harmoniciste à plein temps).
Les King Gizzard ne font pas dans l’avant-garde. Comme une palanquée de groupe actuels, ils donnent dans le heavy psyché 60’s. Mais autant on devine chez les autres une application à faire comme si, laissant le plus souvent l’impression de fonctionnaires copistes du rock, avec les King Gizzard il se passe quelque chose. On sent qu’ils font pas semblant, sont dans le truc à fond. Il y a dans ce groupe un jusqu’auboutisme impressionnant, une force de frappe peu commune. Peut-être parce qu’ils sont Australiens, pays-continent fournisseur de rudes soudards électriques depuis des décennies.

Quand les King Gizzard accélèrent, ils enterrent tous les fils de Blue Cheer de la création et rivalisent en sauvagerie et puissance avec Mötorhead, rien que ça … Suffit d’écouter les quatre titres enchaînés du début qui donnent une suite d’une lourdeur chronique, infimes variations d’un même martèlement oppressif de guitares et de batteries de plus de dix minutes. Ou comment pousser jusqu’à la démesure un gimmick de plomb en fusion …
King Gizzard se pose clairement lors de cette intro tous potards sur onze comme l’héritier de tous ces groupes pour motards from hell, dans la droite filiation de Steppenwolf, Hawkwind ou des déjà cités Blue Cheer et Mötorhead. Défoncés jusqu’à l’os, mâchoires crispées, cuirs noirs crasseux et volume sonore maximum. Petites filles s’abstenir.
Ouais mais voilà, ils sont tellement rétamés que tout à coup ils passent à autre chose, une folkerie glam très T.Rex, un peu déviante quand même, comme si on avait passé une camisole de force à Marc Bolan (« Empty »). Et quand le Roi Gésier et ses Sauriens Magiques donnent dans la « chanson » (parce que la chansonnette de ces types sonne quand même plutôt bizarre, si vous voyez ce que je veux dire …) psyché, c’est du côté des plus cintrés qu’ils vont piocher. Comme le bouffeur de space cakes Barrett, et leur « Hot water » a des faux airs du « Pow R Toc H » sur le premier Floyd. On peut dès lors s’attendre à tout, et même au pire, parce que c’est bien connu, l’acide, ça fait aussi des trous dans le cerveau. La seconde partie du disque est plus irrégulière, plus en roue libre, avec dans une paire des titres intitulés comme « jams ». On n’est pas exactement chez Cream, les Allman ou Gov’t n Mule, on se situe plutôt du côté de l’enfonçage de clous que de celui de la longue démonstration instrumentale.
Un hommage au 3ème Velvet ? Ou la grosse fatigue ?
Le titre le plus « facile » (tout est relatif avec ces zozos), c’est le dernier « Her & I (Slow Jam II) », qui fait assez penser aux rivages abordés live par le Captain Trip Garcia du Dead. En tout cas rien à voir avec la « Slow Jam I » sorte de reggae (si, si) seulement envisageable après combustion journalière de quelques dizaines de joints, et de ce fait le titre le plus cool (au sens Peter « Legalize it »Tosh du terme) du disque.
Restent pour avoir fait un tour d’horizon complet deux titres, dont l’un leur vaudra à n’en pas douter une comparaison facile mais justifiée avec les 13th Floor Elevators du dément Roky Erickson, la sunshine pop-rock from hell de « Satan speeds up ». Quant à l’autre, pour moi le meilleur et le plus original de cette galette, « Am I in heaven » (décidément, ils voyagent beaucoup dans les limbes), il taquine la country comme le Beck des débuts. Sauf qu’ici, on dirait « Loser » repris par Sepultura (un peu de plouc music et beaucoup de boucan).
A mon avis, faut en profiter de ces King Gizzard. Et vite. Je vois pas comment, arrivés à ce stade de décomposition physique et cérébrale, ils pourraient continuer longtemps. D’autant qu’ils semblent totalement dépendre (toutes les compos, et une foultitude d’instruments) d’un certain Stu MacKenzie. Au vu de la musique qu’il compose, le gars doit être à la limite de l’auto-combustion, genre batteur de Spinal Tap.

Disque du grand n’importe quoi essentiel de l’hiver…



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JAD WIO - FLEUR DE METAL (1992)

Fleur du Mâle ?
Jad Wio est un groupe à part dans l’assez triste panorama du rock français. En même temps nostalgique et avant-gardiste, ne se rattachant à l’Hexagone que par un méticuleux travail sur les textes. Mais là, on est très loin du slogan chanté. Plus proche en fait des poètes symbolistes (Mallarmé, Apollinaire, Lautréamont, …), les paroles de Jad Wio, mixées « à l’anglaise » (c’est-à-dire pas mises en avant, on n’est pas chez Renaud ou Aznavour, thanks God), sont chiadées, ciselées, abordant parfois des thématiques chères à Gainsbourg comme l’addiction sexuelle mise en rimes. Pas un hasard si le premier titre (« Bienvenue ») fait beaucoup penser par sa diction et son rythme musical à « Melody Nelson » ou « L’Homme à tête de chou ». Pas de hasard non plus s’ils reprennent dans une version quasi méconnaissable le « Contact » composé par Gainsbourg pour Bardot. Faut aussi préciser que la production est assurée par Bertrand Burgalat, autre esthète sonore et littéraire, qui signe pratiquement là ses débuts derrière les consoles. Et ceux qui trouvent que pas mal de choses ressemblent des années avant au premier disque de Air n’ont pas tout à fait tort.
Bortek & K-Bye
Mais Jad Wio ont un terrain de jeux beaucoup plus vaste. Les deux piliers de l’édifice, le chanteur Denis Bortek et le guitariste K-Bye font aussi une petite fixette sur le glam-rock, ou plus exactement sur sa frange dite « décadente », représentée en des temps immémoriaux par des gens comme Bowie Stardust ou Ferry Music. Les Jad Wio poussant le bouchon aussi loin qu’il se peut (ou qu’ils peuvent financièrement se le permettre) lors de concerts-évènements où ils apparaissent fortement grimés dans une mise en scène théâtralisée parfois jusqu’à l’outrance.
Jad Wio, ce qui saute aux oreilles, c’est la voix et la guitare. La voix exsude tour à tour comme très peu y sont arrivés, sensualité, stupre, perversion. Jamais démonstrative (Bortek est pourtant un grand chanteur), parfois s’alanguissant dans le talk-over, ailleurs entraînant les titres dans une sarabande lubrique. La guitare n’écrase pas tout, des pans entiers de morceaux s’en passent mais quand elle surgit, elle se fait remarquer par son originalité et son inventivité, et ses apparitions parfois fugaces mais qui s’incrustent grave dans les oreilles ne sont pas sans rappeler les interventions de Robert Fripp dans le « Scary Monsters » de Bowie.
Le seul reproche qu’on puisse faire à « Fleur de métal » est de partir dans tellement de directions qu’on finit par ne plus très bien s’y retrouver, on vadrouille de classic glam T-Rexien (« Fleur de métal » le morceau), à une reprise plutôt funky de la légende mod française des 60’s Ronnie Bird (« SOS Mesdemoiselles »), à de la pop synthétique sous forte influence Taxi Girl – Elli & Jacno (« Automate » qui évoque un étrange jeu de séduction entre un homme et une machine, texte assez proche dans l’esprit de celui de « In every dream home a heartache » de Roxy Music, dans lequel Ferry faisait une déclaration d’amour à une poupée gonflable), à des mini-jams funky (« Le beatnik de l’espace ») qui rendent vaines l’écoute du piteux Sinclair, voire à des choses qui s’apparentent à ce qu’on l’on appellera bientôt le trip-hop (« Tsé-tsé », chanson d’amour à – forcément – une mouche), pour finir carrément jazzy (« Mystère »). Et les textes ne donnent guère de pistes, les mots ne sont parfois là que pour leur sonorité, d’autres fois on nage dans des concepts ésotériques relativement fumeux (le trip Bowie-Ziggy du « Beatnik … », l’imaginaire du Ridley Scott de « Blade runner », …)

« Fleur de métal », comme à peu prés tout ce qu’a produit Jad Wio est assez déroutant, mais d’une beauté formelle assez peu atteinte par des groupes de par ici …

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LETTRE PERSANE (12/01/2015)

I will survive (et 1 et 2 et 3 zéro ...)

Ma chère Roxane,
Mon périple m’a conduit en ce 11 Janvier 2015 dans cette bien étrange bourgade française qu’est Paris. Je me suis retrouvé dans une foule énorme, agitant force drapeaux et battant le pavé. Comme c’était impossible de les compter tant ils étaient nombreux, on a dit qu’ils étaient 2 millions, ça au moins c’est du chiffre qui a de la gueule. Tu connais mon peu de connaissances en matière de ballon rond, j’ai pensé que la France avait gagné la Coupe du Monde organisée au Qatar. Un autochtone auprès duquel je m’enquérissais  du score, me dit que non, pas du tout, il ne s’agissait pas de football. C’est dommage, cette compétition sera sans doute un grand spectacle, une magnifique vitrine pour l’exposition au monde des mirifiques pratiques locales, et l’on peut rêver de voir dans le rond central à la mi-temps des matchs  quelques mains coupées aux maraudeurs locaux, ou quelque concours de lapidation pour épouses infidèles. Quand le sport désintéressé et une évolution sociale hors pair se rencontrent, ce ne peut être que grandiose … Mais je m’égare (et je pourrai m’égarer encore plus si j’en venais à causer de ce à quoi sont utilisés les pétrodollars qataris en matière de financement de groupuscules islamistes ayant peu à voir avec le kop de Boulogne …)
Mon voisin m’apprit que la France se trouvait réunie dans les rues dans une sorte de sursaut national après avoir connu pendant les jours précédents une vague d’assassinats visant dessinateurs, journalistes, policiers, clients de supérette, et quelques autres quidams ayant eu le malheur d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Les troupes de Robocop locaux ayant réduit en charpie les trois illuminés (enfin façon de parler, y’avait pas de lumière à tous les étages chez eux) responsables. Lorsque je lui demandai les raisons de ce carnage, il me dit que les premiers tués l’avaient été parce qu’ils avaient moqué par leur caricatures le Prophète, le dieu de leur religion. Quelle ne fut ma surprise de savoir qu’en France, ce pays  qui avait inventé le seul idéal révolutionnaire méritant l’exportation résumé par le triptyque Liberté Egalité Fraternité, il existât encore des gens pour le fouler au pieds et le rejeter à grands coups d’armes de guerre automatiques dans ta face, chien d’infidèle …
Emportés par la foule qui nous traîne nous entraîne écrasés l’un contre l’autre, je me glissai donc avec mon guide de rencontre dans cette folle sarabande . Il m’expliqua tout ce qui était arrivé dans la semaine, toute cette émotion, cette crainte et cette colère qui se déversaient maintenant en un immense défilé de fierté unitaire. Que ce pays est donc un beau et grand pays me dis-je. Quelques menus détails attirèrent mon attention. Des cars de policiers passaient, applaudis par le peuple. Qu’avaient donc fait de particulier ces gens-là ? Leur travail me répondit mon ami. Ce doit être une coutume locale, je ne manquerai pas quand j’irai au café ou au supermarché d’applaudir le serveur et la caissière.
A moment donné, il ne fut plus possible de bouger. Une troupe nombreuse et lourdement armée encadrait un carré de personnages que je devinais importants. Il y avait là le Président français Hollande, d’autres grands chambellans de différentes nations, tous plus célèbres et importants les uns que les autres, les plutôt fréquentables devant, les autres derrière. Je ne vis pas Poutine ou Medvedev, mon voisin me précisa qu’ils n’aimaient pas trop être là quand on parlait de liberté (d’autres aussi s’étaient fait porter pâles, et pas seulement le nord-coréen …), mais qu’ils avaient été bien présents tout au long de la semaine, l’arsenal des forcenés étant surtout made in Russia … Mais chut, fallait pas le dire, la France vend aussi beaucoup d’armes. Il y en avait un qui avait l’air plus protégé que les autres, c’était l’Israélien Netanyahou, digne héritier d’une vieille famille de bouchers-charcutiers. C’est peut-être pas tout à fait sa faute, on l’a foutu lui et son peuple dans un pays créé de toutes pièces au milieu de ses ennemis millénaires. Comme ça, on est sûr que les marchands de canons seront pas au chômage, merci Yalta …
Netanyahou, c’était la star de la journée. Peut-être pas le playboy de l’équipe (fallait voir Renzi et Cameron faire les beaux, par contre Angela était toujours aussi peu euh… canon), mais le meilleur communicant, ça c’est sûr. Mon ami m’expliqua que c’étaient des Juifs qui avaient été pris pour cible le troisième et dernier de ces tristes jours. A mon grand étonnement, parce que je m’imaginais naïvement que dans une République laïque, on était Français avant d’être juif, ou musulman ou chrétien, ou athée, et que c’était l’individu qui primait sur sa religion. N’y avait-il pas quelque joueur de ping-pong parmi les victimes, pour que la communauté des pongistes puisse crier à la persécution ? Mon voisin me prédit même (il n’était donc pas éditorialiste) qu’on en viendrait bientôt à plus parler de ces quatre-là et de leur religion stigmatisée que des premières victimes qui étaient le postulat de départ ce cette série d’abominations. Mais qui étaient donc ces Charlie demandai-je ? Une bande de plutôt anars rigolos, amateurs de vannes en dessous de la ceinture et de canons de rouge, et qui avaient décidé que comme la liberté, ils n’auraient pas de limites et surtout pas celles que voudraient leur imposer les bien mal pensants de tout acabit. Ils représentaient l’essence même de la République et de la laïcité et ils sont morts pour ça … et maintenant tous les calotins avec des siècles de sang versé à  cause de leurs croyances sur les mains, rejoints par tous les hypocrites sécuritaires de tout poil voudraient placer leurs putains de dieux au cœur de cette affaire, et faire que ces types qui sont morts pour défendre une liberté majuscule de leur vivant seraient maintenant un prétexte pour un tour de vis sur nos petites libertés à tous, un Patriot Act à la française ?

 Je vous le dis, ma chère Roxane, il a dans cet étrange peuple cosmopolite bien des raisons de désespérer. J’en ai pourtant vu une d’espérer. Il y avait au milieu de cette foule une gamine black et musulmane qui chantait à gorge déployée la Marseillaise. C’est les Messieurs-Dames que l’on voyait fiers comme des coqs ceints de leurs écharpes tricolores, qui ont maintenant la responsabilité de la faire grandir heureuse au milieu de tous. La balle, si l’on peut dire, est dans leur camp … Qu’ils essayent d’être à la hauteur des espérances, une fois dans leur vie, ça pourrait être ça, le changement … Sinon, les inventeurs du Moyen-âge, comme disait un de leurs bouffons majeurs du siècle dernier, auront gagné …

SYSTEM OF A DOWN - MEZMERIZE (2005)

Arménie more times ...
Quand j’étais petit, bien avant la fin du siècle dernier, j’aimais bien tout ce qui venait de la galaxie des hardeux. Puis je suis passé à autre chose, un peu beaucoup dubitatif devant la NWOBHM, ne consentant à dresser l’oreille que devant les trucs qui sonnaient très seventies (le premier Guns, le Metallica des 90’s), au milieu de la bouillasse des crétins en pantacourt, tous ces gros beaufs satanistes pour de rire, qui cachaient derrière leurs Gibson Explorer et leurs Marshall à onze, des rebelles de pacotille rêvant de confort bourgeois (Megadeth, Slayer, Entombed, Burzum and so on, quelqu’un ?)
Dans toute cette horde de neuneus, certains m’amusaient vaguement, faisaient des efforts pour avoir l’air moins cons que la norme. Sans que je me laisse aller à écouter leurs skeuds … Et là, maintenant, comme ces vieux animaux sauvages gagnés par la curiosité qui s’approchent de trop près des chasseurs et finissent par se ramasser une bastos, j’ai écouté ce machin des System Of A Down (SOAD pour les spécialistes).
Des rebelles qui gagent des MTV Awards ...
Mauvaise pioche, il paraît que c'est pas leur meilleur, mais bon, je vais pas me les fader tous pour vérifier. Bien que moi, je le trouve pas mal (enfin, pas si mal que çà), ce « Mezmerize ». Souvent même assez loin du défonce-tympans auquel je m’attendais.
SOAD, c’est le communautarisme qui se met à faire du bruit. Amerlos descendants d’Arméniens, ils sont. Des sortes d’Aznavour version heavy metal, si vous voyez (et si vous voyez, alors là, hats off …). Des hardeux politisés (on ne rit pas) qui ont dit maintes fois qu’ils aimaient pas Bush (comme à peu près tout le monde dans le music business, hormis les vieillards Nugent, ZZ Top et Lynyrd Skynyrd, ce qui n’a pas empêché le va-t-en-guerre texan d’être réélu). Ce qui nous donne quelques textes rageagainstthemachinesques, avec peut-être moins de slogans mais plus d’honnêteté.
Et le bru … pardon la musique, me direz-vous ? Assez atypique, pas du rentre-dedans systématique, mais avec plein de trucs atmosphériques, mélodiques, étranges et surprenants quelquefois. Je comprends que les chevelus aient tiqué à l’écoute …

Y’a d’abord une courte intro toute en arpèges très cool, avant le fameux ( ? ) « B.Y.O.B. » (Bring your own bombs, ou Buy / Obey comme le suggère la vidéo ?), glapissements sur riffs speedés, titre bizarrement perclus d’éclaircies sonores faisant la part belle aux mélodies et aux harmonies vocales. Même si on est assez loin de l’axe Beatles-Beach Boys, on l’est aussi des chœurs virils façon hooligans davantage de mise dans le secteur du gros bruit qui tâche … Quoique les titre suivant (« Revenga » et « Cigaro ») fassent  pas dans la dentelle et accumulent tous les clichés et poncifs du genre. C’est ensuite que ça commence à partir dans tous les sens. « Radio / Video » c’est entre tango, folklore arménien et ska, avec de temps en temps des accélérations de dragster, un type qui chante comme Sting dans Police, et ça pourrait plaire aux fans de Rancid (c’est qui Rancid ? pfff, laissez tomber …).
La seconde partie du disque (heureusement assez court, mais si j’ai bien compris y’a une suite siamoise qui s’appelle « Hypnotyze »), incite encore plus à se gratter l’occiput, on passe d’une une ramonade speed (« This cocaine … »), à un énigmatique « Violent pornography » (tant musicalement que par les lyrics), à un truc épique ironmaidenesque (« Question ! » pas trop mal hormis quelques volutes prog du plus mauvais goût, mais bon, quand tu t’inspire de Maiden, ça te pend au nez), un autre où le chanteur se prend pour John Lydon dans PIL (« Sad statue »), avant de passer sa voix au vocoder (« Old school Hollywood ») avant un final que les métalleux doivent détester, une plaisant ballade folky ma foi bien troussée (« Lost in Hollywood »), avec plus de feeling que de pathos dégoulinant. Forcément pour moi le meilleur titre du skeud …

Je me demande ce qu’en pense Aznavour …